Transmission et apprentissage

Il y a quelques années, l’arboriculture fruitère en formes jardinées a connu une période très difficile. Tout d’abord, les professionnels l’ont abandonnée pour adopter des méthodes demandant beaucoup moins de main d’oeuvre. Ensuite l’arboriculture fruitière est un peu passée de mode et l’idée s’est répandue que c’était quelque chose de très compliqué, hors de la portée de la plupart d’entre nous. Cette période difficile a fait que de nombreux organismes de formation ont considéré qu’il n’était plus utile d’offrir des formations à ce type d’arboriculture fruitière et l’offre de formation s’est appauvrie. Aujourd’hui, alors que l’on constate un renouveau de l’intérêt pour l’espalier et les autres formes jardinées, la transmission et l’apprentissage deviennent un enjeu important et il convient à la fois de meiux faire connaître ce qui existe et de lancer de nouvelles initiatives et notamment dans le domaine de la formation de formateurs. Il faut également combattre l’idée que les savoir-faire de l’espalier et des autres formes jardinées sont très difficiles à maîtriser!

Transmission et apprentissage plutôt que formation

Extrait d’un échange avec Philippe Schuller, Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, 3 mars 2021. « Transmission » et « apprentissage » semblent de meilleurs termes que formation.  Un savoir-faire se transmet au long d’un processus d’une pratique guidée. Au début, il y a besoin de beaucoup d’encadrement, puis de moins en moins jusqu’au moment où le « maître » ou le « coach » passe la main. L’acquisition de savoir-faire est un processus qui dure plusieurs années. Cette acquisition se fait par la répétition quasi infinie de cycles « observation de l’arbre -interrogation sur ce qu’il convient de faire – action – observation du résultat (plus tard) -réflexion ». Il faut également réaliser que l’acquisition d’un savoir-faire est très subjective. Cela peut-être une expérience qui permet de mieux se connaître soi-même.  Si elle est très utile, la transmissions des savoirs (la « théorie ») ne doit pas se voir donner trop d’importance. Il semble que dans un premier temps, il faille se limiter au minimum nécessaire (vie biologique de l’arbre, circulation de la sève et domination apicale, etc.). On a probablement trop complexifié la présentation de la pratique de la culture des arbres fruitiers. Selon Philippe Schuller « on a trop normé le savoir, trop formaté, les livres sont trop complexes ». Cela a contribué à décourager de nombreux pratiquants potentiels (amateurs et professionnels).  Il semble qu’il convienne de diminuer le coût d’entrée de cette activité tout en s’assurant que les savoir-faire sont bien transmis. Il faut également éviter de trop communiquer sur les aspects parfois négatifs de l’activité comme la longueur du temps nécessaire pour obtenir des fruits


L’offre de formation et d’information

Un programme de reconstruction de compétences

L’initiative du collectif pour la formation des formateurs

Des savoirs et savoir-faire très faciles à aborder

Les savoirs et savoir-faire de l’espalier et des autres forrmes jardinées ont la réputation d’être difficile à maîtriser. C’est à la fois vrai et faux.

C’est vrai si on parle du niveau de très grande maitrise que peut atteindre un jardinier aboricultuer exparimenté: comme c’est le cas avec de nombreux savoir-faire, la parfaite maîtrise des savoir-faire de l’espalier demande des anéées de pratique et de réflexion sur cette pratique.

C’est totalement faux si on parle de ce qu’il convient de savoir pour commencer à tailler des arbres. Il est en fait très facile d’acquérir les gestes de base et de commencer à apprendre. Ce n’est qu’en pratiquant la taille que l’on peut apprendre et il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs: les arbres repoussent!